En avril 2024, l'UE a adopté une directive révisée sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD), qui s'inscrit dans le paquet plus large « Fit for 55 » visant un parc immobilier neutre en émissions d'ici 2050. Outre des exigences minimales de performance énergétique renforcées, la directive révisée encourage les États membres à introduire des carnets numériques de bâtiment — un enregistrement numérique unique de la performance énergétique, de l'historique des rénovations, des matériaux et de la propriété d'un bâtiment, qui suit le bien au lieu de disparaître à chaque vente.
Contrairement au passeport de batterie de l'UE, le carnet de bâtiment n'est pas une obligation unique à l'échelle de l'UE avec une échéance fixe : l'EPBD laisse une grande partie de la mise en œuvre aux États membres, qui décident eux-mêmes comment — et à quelle vitesse — construire les registres et les normes sous-jacents. Certains pays disposent déjà de plateformes nationales de données du bâtiment proches de ce concept ; d'autres n'ont pas encore commencé.
C'est précisément cet écart entre les pays qui explique pourquoi nous n'avons pas attendu une norme européenne unique avant de créer le Passeport du logement. Chaque logement vendu sur Housvetia dispose déjà de son propre passeport numérique : historique des rénovations, relevés d'entretien, détails structurels et changements de propriétaire réunis en un seul endroit, transmis au nouveau propriétaire avec la vente — le même principe vers lequel l'UE pousse aujourd'hui les États membres, déjà appliqué chez nous plutôt que reporté à une future échéance.
Il s'agit de notre propre produit, facultatif, et non d'un substitut au carnet de bâtiment officiel qu'un État membre de l'UE finira par imposer — et si et quand la Finlande ou un autre marché instaure son propre registre officiel, le Passeport du logement est conçu pour le compléter, pas pour le concurrencer. Ce que nous pouvons offrir dès aujourd'hui, c'est la même transparence que l'UE souhaite pour demain : l'historique réel d'un logement, qui le suit d'un propriétaire à l'autre.
Pour un acheteur ou un vendeur, le bénéfice pratique est le même quel que soit le pays qui finalisera ses propres règles de carnet : un historique documenté réduit les litiges au moment de la vente, et un historique de rénovation bien tenu protège souvent mieux la valeur d'un logement que la rénovation elle-même.
Sources
💬 Qu’en pensez-vous ?
Partagez votre expérience et échangez avec les autres lecteurs.
Connectez-vous pour commenterAucun commentaire pour l’instant. Soyez le premier.